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Santé mentale au travail en 2026 : des signaux positifs… qui ne doivent pas masquer l’essentiel
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Santé mentale au travail en 2026 : des signaux positifs… qui ne doivent pas masquer l’essentiel

La santé mentale : un état dynamique, toujours influencé par le travail

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé mentale comme un état de bien-être permettant à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler de manière productive et de contribuer à la communauté. Cette définition rappelle une réalité clé : la santé mentale n’est ni figée ni uniquement individuelle. Elle évolue en permanence, sous l’influence de facteurs personnels, sociaux… et professionnels.

En 2026, cette dimension dynamique est plus que jamais visible. Après plusieurs années de fortes tensions post-Covid, la santé mentale des travailleurs français amorce une amélioration. Mais cette dynamique reste fragile, inégale selon les profils et fortement conditionnée par la capacité des organisations à agir concrètement.

Où en est la santé mentale des travailleurs en 2026 ?

Selon le Baromètre Santé mentale & QVCT 2026 Qualisocial x Ipsos-BVA, 22 % des travailleurs déclarent être en mauvaise santé mentale pour démarrer l’année 2026. Cela représente près de 6 millions de personnes.

Cette proportion est en baisse par rapport à 2025 (–4 points), soit environ 810 000 travailleurs de moins en situation de mauvaise santé mentale. Une évolution positive, qui laisse entrevoir un possible retour aux niveaux pré-Covid (estimés entre 16 % et 18 %) à l’horizon 2030, si la dynamique actuelle se poursuit.

Pour autant, la situation reste préoccupante : en 2019, avant la crise sanitaire, environ 4,6 millions de travailleurs étaient concernés par une mauvaise santé mentale. L’amélioration est réelle, mais le chemin reste long.

Des évolutions contrastées selon les profils

La progression n’est ni homogène ni automatique.

  • En 2026, 74 % des femmes se déclarent en bonne santé mentale, contre 79 % des hommes. Si un écart subsiste (5 points), il s’est nettement réduit en un an : la bonne santé mentale des femmes progresse de 5 points entre 2025 et 2026, contre seulement 2 points chez les hommes.
  • Certains secteurs connaissent une amélioration nette (administration publique, hébergement-restauration, presse, communication et média), souvent après une situation très dégradée en 2024.
  • À l’inverse, la santé mentale recule dans l’industrie et reste à un niveau alarmant dans le médico-social.

Ces écarts rappellent une réalité essentielle : la santé mentale ne s’améliore pas « toute seule ». Elle progresse là où les conditions changent réellement.

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Qu’est-ce qui pèse aujourd’hui sur la santé mentale ?

En 2026, les causes de dégradation de la santé mentale évoluent.

Les facteurs individuels arrivent en tête (38 %), devant le contexte national (32 %) et les facteurs professionnels (21 %). Autrement dit, près de 8 travailleurs sur 10 citent en priorité des causes non directement liées au travail.

Mais attention à la fausse conclusion : le travail reste un déterminant majeur.

  • 21 % des travailleurs citent le travail comme cause principale de dégradation.
  • 47 % l’intègrent dans leur top 3 des facteurs ayant le plus d’impact négatif.

Un basculement des fragilités individuelles

En 2025, le manque de confiance dans l’avenir était le principal facteur individuel de dégradation. En 2026, ce sont désormais :

  • la faible estime de soi,
  • le déséquilibre émotionnel,
  • la faible capacité de rebond,

qui apparaissent comme les déterminants les plus forts.

Les personnes concernées présentent jusqu’à +30 % de risque supplémentaire d’être en mauvaise santé mentale. Un signal important : ces leviers sont connus, mesurables et actionnables, notamment via le management, la reconnaissance, le soutien psychologique et la régulation des tensions.

L’effet réel (mais limité) de la Grande Cause Nationale

56 % des travailleurs ont entendu parler de la Grande Cause Nationale dédiée à la santé mentale en 2025. Pour ceux qui y ont été exposés, l’impact est réel :

  • 71 % estiment que la santé mentale est moins taboue dans la société,
  • 61 % déclarent avoir plus de facilité à en parler au travail.

En revanche, cette mobilisation n’a pas encore produit d’effet massif sur les dispositifs concrets mis en place dans les organisations. La parole progresse plus vite que l’action.

Santé mentale et performance : un lien qui se renforce

En 2026, le lien entre santé mentale et performance au travail se renforce nettement.

Les travailleurs en très mauvaise santé mentale affichent :

  • –33 % d’engagement au travail,
  • –45 % de propension à recommander leur employeur,
  • une chute marquée de l’énergie, du dévouement et de la satisfaction QVCT.

Un signal de vigilance émerge néanmoins : l’implication au travail tend à se maintenir malgré une santé mentale dégradée. Une dissociation préoccupante, qui peut masquer des situations d’hyper-engagement à risque et annoncer une hausse des arrêts longue durée pour motif psychique.

Prévention : une polarisation de plus en plus nette entre les organisations

En 2026, près d’un salarié sur deux n’a toujours accès à aucune mesure de prévention en santé mentale dans son organisation.

  • 35 % n’ont aucun dispositif,
  • 21 % bénéficient d’une prévention minimale,
  • moins d’un quart disposent d’un plan de prévention complet (primaire, secondaire et tertiaire).

Pourtant, l’impact est sans appel

Lorsque la prévention est complète :

  • +26 % de salariés en bonne santé mentale,
  • +90 % de salariés en très bonne santé mentale,
  • +38 % de recommandation de l’employeur,
  • +34 % d’engagement au travail,
  • une amélioration significative de tous les indicateurs de performance durable.

La fracture se creuse entre les organisations « prévenantes », qui progressent, et celles qui n’agissent pas, dont les indicateurs se dégradent.

La QVCT, levier central de la santé mentale durable

Les résultats 2026 confirment un point clé : améliorer la santé mentale passe par le travail lui-même.

Les priorités exprimées par les salariés sont claires :

  1. Les conditions de travail, la santé et la sécurité.
  2. Les relations de travail et l’ambiance.
  3. L’organisation du travail au quotidien.

Sur ces deux premiers sujets, la satisfaction recule, alors même qu’ils sont identifiés comme prioritaires.

Les données montrent qu’un gain de 10 points de QVCT permet en moyenne :

  • +4 points de santé mentale,
  • +7 points de performance durable,
  • –1,2 point d’absentéisme,
  • –3,4 points de turnover.

Conclusion : 2026, l’année du choix

L’année 2026 marque un tournant. La santé mentale des travailleurs s’améliore, mais cette amélioration reste fragile, inégale et réversible.

Les chiffres sont clairs : la santé mentale n’est plus seulement un sujet de bien-être individuel. Elle est devenue un indicateur stratégique de performance, d’engagement et de pérennité des organisations.

Les entreprises ont désormais le choix :

  • subir les effets d’une santé mentale dégradée,
  • ou investir durablement dans la QVCT, le management et la prévention pour créer des environnements de travail réellement soutenants.

La dynamique est enclenchée.

Reste à savoir qui décidera de l’accélérer...

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