Comment gérer les personnalités difficiles au travail : 6 conseils pour mieux gérer

Savoir comment gérer les personnalités difficiles au travail est une compétence essentielle pour tous les acteurs de l’entreprise : managers, responsables RH, collaborateurs et membres d’équipe. Cet article s’adresse à toute personne confrontée à des comportements perturbateurs dans son environnement professionnel, qu’il s’agisse de collègues, de supérieurs ou de partenaires externes. Il est crucial de maîtriser ces situations pour préserver la cohésion, la performance et le bien-être au sein de l’organisation. Une personnalité difficile au travail désigne un collaborateur dont les attitudes répétées compliquent le travail collectif. Comprendre et anticiper ces comportements permet d’éviter que les tensions ne s’installent durablement et d’assurer un climat de travail serein.
Le contexte organisationnel dans lequel évolue l'entreprise influence fortement la gestion de ces comportements difficiles. Au-delà du fait que cela peut parfois relever du défi de collaborer avec ces personnes, leurs comportements peuvent également nous atteindre personnellement, et impacter notre santé mentale.
Il est essentiel d’avoir une prise de conscience des conséquences que ces comportements peuvent avoir sur l’entreprise et l’organisation, notamment en termes de climat de travail et de cohésion d’équipe. La présence de personnalités difficiles peut entraîner une baisse de la motivation et de la performance au sein de l'entreprise. Il est donc crucial d’agir rapidement et de poser des limites claires pour éviter que la situation ne s’envenime.
Alors, comment gérer et composer avec des comportements difficiles au travail ?
Qu’est-ce qu’une personnalité difficile ?
Une personnalité difficile au travail désigne un collaborateur dont les attitudes répétées compliquent le travail collectif. Une personnalité difficile se caractérise par des comportements ou des attitudes qui compliquent la collaboration et nuisent à la dynamique de groupe. Il peut s’agir de collègues, de collaborateurs ou même de supérieurs hiérarchiques dont le mode de fonctionnement génère des incompréhensions, des blocages ou des tensions. Parmi les types de personnalités difficiles les plus courants, on retrouve les résistants au changement, les pessimistes, les perfectionnistes, les personnes conflictuelles, les victimes, les contrôleurs ou encore les profils passifs-agressifs. Chacun de ces types présente des traits spécifiques qui nécessitent une approche adaptée pour préserver l’efficacité et la cohésion de l’équipe.
Une personnalité difficile se repère dans la récurrence de ses comportements et pas dans le fait exceptionnel. Comprendre la nature de ces comportements permet d’adopter la bonne posture et de choisir la stratégie la plus pertinente pour désamorcer les difficultés et favoriser un climat de travail plus apaisé.
Introduction aux personnalités difficiles
Dans la vie professionnelle, il n’est pas rare de croiser des personnalités difficiles qui peuvent perturber l’ambiance au bureau et générer des tensions au sein des équipes. Ces profils, qu’ils soient collègues, managers ou membres d’autres services, sont souvent à l’origine de conflits et de situations délicates à gérer. Pour un manager, savoir identifier et comprendre ces personnalités est essentiel afin de préserver le bien-être collectif et d’assurer un climat de travail serein. Cet article propose d’explorer les différents types de personnalités difficiles que l’on peut rencontrer au travail, d’analyser leurs comportements et de partager des conseils pratiques pour mieux les gérer au quotidien, dans le but de maintenir une ambiance positive et d’éviter que les tensions ne s’installent durablement dans la vie de l’entreprise.
Conseils pour gérer la manipulation
- Avoir une réserve de précaution face aux personnes qui se montrent un peu trop intéressées par vous : dans une stratégie de manipulation, il est courant de commencer par se poser en allié ou en confident. Se rapprocher des autres est un bon moyen d’exploiter leurs points faibles. Sans dire qu’il faille se méfier de tout le monde naturellement, restez sur vos gardes si vous percevez des incohérences chez quelqu’un entre ses propos et ses actes.
- Ne pas hésiter à les confronter en public : de cette manière, vous leur montrez que vous avez vu clair dans leur jeu. C’est aussi un moyen pour d’autres « victimes » potentielles de se rendre compte que la riposte est possible.
- Rester direct et honnête : partager des secrets, donner l’impression à des collègues qu’ils ont la primeur de certaines informations, etc fait partie de la palette de tactiques de la manipulation. Ces flatteries implicites hypocrites doivent vous laisser de marbre. Dans une telle situation, exprimer votre incompréhension quant à ces partages toxiques sera le meilleur moyen de montrer que cela n’a pas de prise sur vous.
Enfin, le manager doit privilégier la résolution des problèmes et la recherche de solutions concrètes, plutôt que la confrontation directe avec la personnalité difficile.
Après avoir vu comment gérer les tentatives de manipulation, voyons comment réagir face à des attitudes négatives.
Face à des attitudes négatives
Pas simple de collaborer avec quelqu’un qui est dans une spirale négative : incapable de voir le verre à moitié plein, jamais satisfait, avec la critique facile pour tout et tout le monde, ces comportements peuvent finir par saper votre moral. Cette attitude négative peut entraîner la démotivation de l’employé concerné ainsi que de l’ensemble de l’équipe, ce qui nuit à la cohésion et à la performance collective.
Conseils pour gérer les attitudes négatives
- Se montrer empathique : l’employé faisant preuve de négativité est bien souvent malheureux et peu écouté. Être bienveillant est le plus souvent suffisant, mais faites attention à vous préserver : vous ne devez pas devenir la béquille de votre collègue négatif. Parfois, il est nécessaire de faire le minimum pour préserver votre propre bien-être face à une attitude négative persistante.
- Savoir fixer des limites : il faut trouver le juste équilibre entre une empathie productive et une empathie qui vous ferait glisser à votre tour dans une spirale de négativité. Si vous n’êtes pas à l’aise, soyez transparent et posez des barrières claires. N’hésitez pas à demander quelque chose de concret à la personne négative, afin de l’impliquer dans la recherche de solutions et de responsabiliser l’employé.
- Être assertif et clair dans ses attentes : il est important pour le manager d’être assertif et clair dans ses attentes, et d’agir rapidement face à des comportements inadaptés pour éviter que la situation ne s’envenime.
Après avoir vu comment gérer les attitudes négatives, voyons comment réagir face à un collègue trop bavard.
Face à un collègue trop bavard
Pas toujours facile d’éconduire quelqu’un qui a visiblement très envie de bavarder sans l’offusquer, et avoir l’air agressif ou malpoli. Pour autant, on n’a pas toujours la disponibilité matérielle ou émotionnelle pour discuter trop longuement. Voici quelques pistes pour gérer les langues bien pendues, souvent qualifiées de commères, qui répandent des ragots au bureau, parfois par insécurité ou pour créer du drame. Ce comportement peut concerner des personnes issues d’autres services, ce qui nécessite parfois un accompagnement ou un feedback adapté pour maintenir un environnement de travail sain.
Conseils pour gérer un collègue bavard
- Être direct : expliquez gentiment mais fermement que vous n’avez pas le temps de discuter.
- Limiter le partage de votre vie personnelle : vous aurez plus de mal à vous extraire d’une conversation qui s’éternise autrement.
- Ne pas rentrer dans le jeu des commérages : si l’on ne peut évidemment pas contrôler les potins qui circulent au bureau, on peut au moins décider de ne pas y prendre part.
Après avoir vu comment gérer un collègue bavard, voyons comment réagir face à l’obsession du contrôle.
Face à l’obsession du contrôle
Un manager, un chef ou un membre de son équipe qui ont un peu trop tendance à vouloir contrôler des points de détail peuvent involontairement faire monter la pression de votre côté. Ils peuvent simplement avoir le sens de la perfection un peu trop poussée, et se montrer pleins de qualités : organisés, dévoués et soucieux du détail. Là où cela commence à poser problème, c’est quand le besoin de contrôle des résultats de tout et de tous devient extrême, allant au-delà des limites appropriées.
Dans une organisation, il est essentiel d'avoir une prise de conscience collective des limites du contrôle afin de préserver la cohésion d'équipe et d'éviter les tensions inutiles. Le manager doit adapter son approche selon le profil de la personnalité difficile rencontrée et établir un cadre clair sur les comportements acceptables et inacceptables au sein de l'équipe.

Conseils pour gérer l’obsession du contrôle
- Prendre les devants : fournissez plus de détails qu’attendu, partagez des plannings, des indicateurs de suivi, etc.
- S’affirmer : sans entrer dans l’agressivité, posez calmement vos limites quand vous sentez qu’on vous en demande trop.
- Rester zen : bien souvent, cette obsession du contrôle n’a rien à voir avec vous. Prenez du recul et ne vous laissez pas gagner par un stress qui ne vous appartient pas.
Après avoir vu comment gérer l’obsession du contrôle, voyons comment réagir face à un collègue qui se sent victime d’injustices répétées.
Face à un collègue qui se sent victime d'injustices répétées
Parfois, certaines personnes ont le sentiment qu’elles ne sont pas traitées avec équité, et peuvent avoir du mal à sortir de l’émotionnel et du subjectif dans le cadre professionnel. Pas toujours évident de collaborer de manière fructueuse dans une telle situation.
Conseils pour gérer un collègue qui se sent victime
- Écouter et faire preuve de patience : même si les causes du mal-être de votre collègue vous semblent exagérées, son mal-être est quant à lui bien réel et peut être le signe d’une souffrance plus profonde.
- Rester factuel au maximum : face à des impressions et des inquiétudes de la part de la personne qui partage son sentiment d’oppression, répondez par des faits indiscutables.
- Solliciter les RH ou les instances représentatives du personnel : au besoin, n’hésitez pas à solliciter ces acteurs, qui pourront peut-être apporter une aide nécessaire à votre collègue pour qu’il ou elle sorte de cette spirale délétère.
Après avoir vu comment gérer un collègue qui se sent victime, voyons comment se protéger d’un stress contagieux.
Comment se protéger d'un stress contagieux au travail
Certaines personnes peuvent se sentir stressées toute l’année, quelle que soit leur charge de travail. Travailler avec des gens très stressés sur un projet est bien souvent un sacré challenge et peut mettre nos nerfs à rude épreuve car le stress et la pression deviennent rapidement contagieux. Dans un lieu de travail, il est essentiel d'observer attentivement les dynamiques spécifiques et d'être attentif au regard, aux yeux des collègues, car la perception des comportements stressants peut amplifier les tensions. Il est important d’identifier rapidement les profils à risque qui peuvent créer des tensions, afin d’anticiper et de mieux gérer ces situations. Parfois, face à un stress persistant, on peut atteindre le bout de sa patience ou de ses capacités, ce qui nécessite de prendre du recul. Dans certains cas, il peut être nécessaire de faire le minimum pour se protéger dans un environnement toxique. Il est également recommandé de documenter chaque interaction avec des personnalités difficiles pour suivre l’évolution de leur comportement. Le stress causé par des personnalités difficiles peut entraîner de l’absentéisme et un turnover accru, rendant le lieu de travail toxique et nuisant au bien-être général.
Conseils pour se protéger du stress contagieux
- Ne pas se laisser gagner par le stress de votre collègue : préservez-vous au maximum et prenez du recul.
- Tendez lui la main : montrez-vous compréhensif et essayez d’avancer ensemble vers des solutions qui pourraient réduire son anxiété, et ainsi assainir l’environnement de travail de tous (par exemple redécouper les tâches, revoir les priorités, les deadlines, etc.).
- Ouvrir le dialogue avec son supérieur direct : si cela n’est pas suffisant, conseillez-lui peut-être d’ouvrir le dialogue avec son supérieur direct, qui pourra l’aiguiller vers des réponses plus concrètes pour lutter contre son stress.
Après avoir vu comment se protéger du stress contagieux, voyons comment réagir face à un profil passif-agressif.
Focus sur le passif-agressif : comprendre et réagir
Le profil passif-agressif est un type de personnalité difficile qui peut s’avérer particulièrement complexe à gérer au sein d’une équipe. Ce collaborateur exprime son mécontentement ou sa frustration de façon détournée, par des remarques ironiques, des oublis répétés, une résistance passive ou encore un manque d’engagement apparent. Ce mode de fonctionnement peut créer une situation tendue et nuire à la performance collective, car il est souvent difficile d’identifier l’origine du problème ou d’obtenir une communication claire.
Étapes pour réagir face à un passif-agressif
- Adopter une attitude calme et professionnelle : évitez la confrontation directe.
- Privilégier une communication assertive : posez des questions ouvertes, clarifiez les attentes et fixez des limites précises.
- Encourager l’expression des besoins : incitez la personne à exprimer ses besoins de manière plus constructive.
- Garder une posture bienveillante mais ferme : cela permet de limiter l’impact négatif de ce type de comportement sur l’équipe.
Les conséquences de la non-gestion des personnalités difficiles
Ignorer ou minimiser la présence de personnalités difficiles au sein d’une équipe peut rapidement devenir un véritable frein à la performance et au bien-être au travail. Lorsqu’un manager ne prend pas en compte ces comportements problématiques, le stress et la démotivation s’installent, affectant l’ensemble des collaborateurs. Les tensions et les conflits se multiplient, créant une ambiance délétère qui nuit à la cohésion et à l’efficacité collective.
Au fil du temps, la non-gestion des personnalités difficiles peut entraîner une baisse significative de la performance de l’équipe. Les collaborateurs, confrontés à des situations répétées de malaise ou d’injustice, perdent leur engagement et leur motivation. Cette démotivation peut se traduire par une augmentation de l’absentéisme, un désengagement progressif, voire des départs volontaires, ce qui impacte directement la productivité et la qualité du travail fourni.
Les conséquences ne s’arrêtent pas là : une mauvaise gestion de ces profils peut également ternir la réputation de l’entreprise, rendant plus difficile l’attraction et la fidélisation des talents. Les coûts liés au recrutement et à la formation de nouveaux employés augmentent, tandis que l’organisation peine à maintenir un climat de travail sain et inclusif.
Pour éviter ces écueils, il est essentiel que les managers développent des compétences spécifiques pour gérer les personnalités difficiles et instaurent une approche proactive. Cela passe par la mise en place de dispositifs de prévention, l’accompagnement des équipes et la recherche de conseils adaptés à chaque situation. En adoptant une posture attentive et en ajustant régulièrement leur mode de management, les responsables favorisent un environnement de travail où chacun peut s’épanouir et contribuer pleinement à la performance collective.
En somme, la gestion des personnalités difficiles n’est pas une option, mais une nécessité pour préserver la santé, l’efficacité et la dynamique positive au sein de l’entreprise.
Récapitulatif : Principes clés pour gérer les personnalités difficiles au travail
Pour bien gérer les personnalités difficiles au travail, gardez en tête ces principes essentiels :
- Poser et faire respecter des limites claires : définissez ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, et veillez à ce que ces limites soient respectées.
- Être assertif et clair dans ses attentes : exprimez vos besoins et attentes de façon directe et respectueuse.
- Adapter son approche selon le type de personnalité : chaque profil nécessite une stratégie spécifique.
- Se concentrer sur la résolution des problèmes : privilégiez la recherche de solutions concrètes plutôt que la confrontation.
- Sanctionner le comportement, pas la personne : ciblez les actes problématiques sans stigmatiser l’individu.
- Donner un feedback régulier : communiquez fréquemment sur les progrès et les axes d’amélioration.
- Éviter la confrontation en public : préférez les échanges en privé pour ne pas aggraver la situation.
- Ne pas se laisser influencer pour garder sa crédibilité : restez fidèle à vos valeurs et à votre posture professionnelle.
En appliquant ces principes, vous favoriserez un climat de travail plus serein et une meilleure cohésion d’équipe, tout en préservant votre propre bien-être et votre crédibilité professionnelle.



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