Comment se faire entendre de ses collaborateurs en tant que manager ?

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Je suis manager et mon équipe ne m’écoute pas

Être manager n’est pas si simple. Souvent on pense à tort qu’un chef d’équipe, un superviseur ou un directeur est forcément écouté de tous. Pas toujours ! Il existe heureusement des techniques simples pour regagner l’estime, le respect et surtout l’attention pleine et entière de vos collaborateurs.

Manager c’est aussi être un leader

« Pourquoi personne ne m’écoute dans mon équipe ? »… Être manager n’est pas facile. Vous avez beau mettre en pratique toutes les théories et mettre en œuvre les techniques de communication, parfois sans résultat. Sachez bien que vous n’êtes pas le seul dans cette situation.

C’est loin d’être une situation inextricable. N’allez pas non plus vous blâmer, car divers facteurs peuvent être à la source de cette indifférence de la part de vos collaborateurs. Et c’est d’ailleurs ce que vous devez faire dans un premier temps : chercher à comprendre la raison de ce manque d’écoute.

Pour cela, la première étape est de déployer votre leadership. Certes, leadership et management sont souvent amalgamés, bien que différents. Un manager est un chef d’équipe, dont le titre est reconnu au sein de l’entreprise. Le leadership est en une attitude, un comportement et une qualité reconnue par les équipes. Et il est parfaitement possible d’être les deux, et de passer de manager à leader pour se faire entendre et écouter.

Mot-clé numéro 1 : l’écoute active

Certes, votre objectif est d’être écouté de vos collaborateurs. C’est ce qu’ils souhaitent également : que vous les écoutiez. 

Pour ce faire, écoutez activement. L’écoute active se définit par le fait de laisser s’exprimer votre interlocuteur, de l’écouter jusqu’au bout, de ne pas juger son avis sur un sujet, et surtout de lui faire comprendre que vous avez compris son idée. Même si vos opinions divergent, cet échange vous aide à lui prouver votre exemplarité. Et il en fera de même. Conscient de votre sérieux et de votre engagement à l’écouter, il vous renverra la pareille.

Bien entendu, l’écoute active ne signifie pas que vous êtes obligé de vous ranger de son côté. L’idée est de lui démontrer que vous considérez sa position, que vous soyez d’accord ou pas. Des collaborateurs qui se sentent compris de leur manager seront plus enclins à écouter ce dernier. Et inversement bien sûr !

Mot-clé numéro 2 : l’assertivité

L’assertivité vient du mot anglais « assertiveness ». C’est une compétence communicative et sociale. Elle est considérée et assimilée à tort à l’agressivité et à la manipulation. Or, être assertif signifie de manifester son point de vue en adoptant un comportement correct, direct et honnête. Le tout, sans agresser ni manipuler son interlocuteur.

L’assertivité, bien que proche de l’écoute active, vous permet d’exprimer vos attentes auprès de vos collaborateurs et d’ensuite leur demander leur avis. En contrepartie, ils expriment également leurs points de vue. À ce moment de l’échange, vous devez mettre vos opinions et vos convictions de côté, tout en permettant aux autres de défendre les leurs. Finalement, l’objectif, en mettant en pratique l’assertivité pour être écouté de vos collaborateurs, est de trouver un consensus dans la mesure du possible.

Pour un manager, il est important de donner la possibilité aux collaborateurs de donner leur avis. Après tout, ensemble, vous formez une équipe. Et tous les membres de l’équipe œuvrent pour un objectif commun.

Mot-clé numéro 3 : La motivation

Dans toute entreprise, la motivation des équipes représente une des principales préoccupations des dirigeants. Un employé motivé est productif et capable de proactivité. Les plus motivés excellent dans leur travail et jouent parfaitement le rôle d’ambassadeur de l’entreprise à laquelle ils appartiennent. D’ailleurs, 45% des Français affirment recommander leur entreprise à des proches pour aller y travailler.

Vous vous demandez certainement la relation entre la motivation et votre besoin d’être écouté de vos collaborateurs. C’est simple : si votre collaborateur est motivé, il restera actif et à l’écoute de vos directives. De ce fait, obtenez son adhésion.

Une fois motivés, vos collaborateurs adhèreront à votre cause, tout en leur laissant la possibilité d’être assertifs, bien entendu. La motivation ne va pas de pair avec la réprimande et la peur. En revanche, elle s’associe parfaitement avec la gratitude au travail. 30 % des Français affirment être motivés par la reconnaissance de leur travail.

En conséquence, donnez à vos collaborateurs l’envie de venir travailler. De nos jours, ce sont 36 % des salariés français qui sont heureux de se rendre au bureau le matin. Et 61 % qui envisagent de rester dans leur entreprise pour les années à venir.

Pour ce faire, motivez vos collaborateurs, que vous soyez leur chef d’équipe ou le directeur général de l’entreprise. Car outre la rémunération, d’autres facteurs influencent la motivation et la performance des employés tels que :

  • La satisfaction d’un travail bien fait.
  • La qualité des relations au travail.
  • Le plaisir d’apprendre.
  • L’impact de leur travail sur la vie de l’entreprise.
  • La culture de l’entreprise.
  • Etc.

Mot-clé numéro 4 : les objectifs

« Savoir où l’on veut aller, c’est très bien ; mais il faut encore montrer qu’on y va ».

Être manager, c’est mener une équipe. Savoir où l’équipe ira, c’est fixer des objectifs clairs. Autrement dit, pour être écouté par votre équipe, vous devez être clair dès les premiers instants. Ainsi, chacun saura trouver sa place pour contribuer activement à l’atteinte des objectifs.

À ce titre, fixez des objectifs SMART est un bon début :

  • Spécifique : un objectif bien précis, par exemple « documenter 50 % des processus existants en 3 mois ».
  • Mesurable : un bon objectif comporte des indicateurs chiffrés de préférence.
  • Atteignable : posez-vous la question si vous et votre équipe pouvez documenter la moitié des processus en trois mois. Car ne l’oubliez pas, c’est votre équipe, mais vous en faites également partie et prendrez une part active dans l’atteinte de cet objectif. Votre implication marquera les esprits et vous fera gagner la confiance de vos collaborateurs et de leur écoute.
  • Réalisable : l’objectif spécifique doit être réalisable, et pour le vérifier, vous devez le fixer par rapport à ce que vos réalisations antérieures.
  • Déterminé dans le temps : un objectif doit avoir une durée de validité. De ce fait, faites-le savoir à vos collaborateurs, qu’ensemble vous disposez donc de 3 mois pour atteindre l’objectif fixé au début.
Les objectifs peuvent être inscrits sur des post-it par exemple.

Mot-clé numéro 5 : les avantages salariaux

En dehors du salaire, comme mentionné plus tôt, d’autres éléments entrent en jeu pour motiver votre personnel ou votre équipe.

À ce titre, toute entreprise doit être consciente de son capital humain. Il est clair donc qu’elle dépend de ses employés qu’il faut motiver. Au-delà du salaire, les avantages sont un facteur prépondérant pour enthousiasmer l’ensemble du personnel.

Chaque entreprise décide bien sûr des avantages salariaux. En voici quelques exemples :

  • Les chèques-cadeaux.
  • Les tickets de restaurant, de concerts ou de rencontres sportives.
  • L’intéressement.
  • Les mutuelles d’entreprise.
  • Les avantages en nature.
  • Etc.

Si votre poste ne vous permet pas d’accorder ce type d’avantage salarial, montrez à votre équipe que vous vous battez pour eux auprès de la direction compétente.

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire pour que votre équipe tende l’oreille à chacune de vos prises de paroles.

Sources : 
https://www.hr-voice.com/communiques-presse/seuls-8-des-francais-sont-heureux-daller-au-travail-tous-les-matins/2018/12/07/
https://www.hr-voice.com/communiques-presse/seuls-8-des-francais-sont-heureux-daller-au-travail-tous-les-matins/2018/12/07/
https://fr.statista.com/statistiques/1180896/classement-motivation-a-travailler-france/